Une pépite de la comédie italienne

VENISE, LA LUNE ET TOI

Un film de Dino Risi

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1958 | Italie/France | Comédie | 107 min
couleur | VOSTF

Bepi le gondolier et Nina doivent se marier. Seulement, les incartades de Bepi rendent Nina jalouse surtout quand deux touristes américaines décident elles aussi d’épouser Bepi…

VENISE, LA LUNE ET TOI - Affiche

A propos de Dino Risi

Dino Risi (1916–2008) est l’un des plus grands réalisateurs italiens du XXe siècle et une figure majeure de la comédie à l’italienne. Né à Milan, il étudie d’abord la médecine et se spécialise en psychiatrie, ce qui influence son regard sur les comportements humains : son cinéma observe les faiblesses, les contradictions et parfois l’égoïsme des individus avec une lucidité souvent ironique.

Il débute dans le cinéma dans les années 1940 avant de se faire connaître dans les années 1950. Risi s’impose rapidement comme un maître de la satire sociale. Ses films mêlent humour et mélancolie, montrant une Italie en pleine transformation après la guerre, marquée par le boom économique, la montée de la société de consommation et la crise des valeurs traditionnelles.

Son œuvre se distingue par une capacité à faire rire tout en dévoilant les aspects sombres de la modernité : hypocrisie bourgeoise, illusions du progrès, solitude derrière le divertissement. Il dirige de grands acteurs italiens comme Vittorio Gassman, Ugo Tognazzi, Nino Manfredi, Alberto Sordi ou Sophia Loren, dont il révèle autant le talent comique que la profondeur dramatique.

Avec plus de cinquante films réalisés, dont Les Monstres, Le Fanfaron, Parfum de femmes, Dino Risi reste un chroniqueur incontournable de son époque. Son cinéma, à la fois drôle, critique et profondément humain, continue d’être apprécié pour sa modernité et sa force d’observation sociale.

A propose du film

À travers une intrigue sentimentale simple et un cadre emblématique — une Venise populaire, loin des clichés touristiques — Dino Risi observe avec finesse les mutations sociales de l’Italie de l’après-guerre. Le film capte un monde en transition : entre traditions encore très présentes et désirs de modernité, entre innocence amoureuse et calcul social. Cette attention portée aux classes modestes, aux figures anonymes et aux petits arrangements du quotidien confère au film une dimension documentaire précieuse, sans jamais renoncer à la comédie ni à la tendresse.