SATYRICON

Affiche SATYRICON

1968-69, Fellini tourne son Satyricon en pleine période de libération sexuelle et de trips psychédéliques. Totalement libéré de ses attaches réalistes, il livre une œuvre visuellement éblouissante, constituée de véritables morceaux de fresques antiques animées, dans lesquelles le cinéaste-peintre exprime tous ses fantasmes, unissant plus que jamais Eros et Thanatos. « Une grande galaxie onirique, selon Fellini, une sorte d’essai de science-fiction du passé, un voyage dans un monde mystérieux », où les personnages, avec leurs costumes et leurs maquillages outranciers, transcendés par la lumière de Giuseppe Rotunno, sont d’une beauté monstrueuse. Un film qui fascine autant qu’il dégoûte. Inclassable.

La Cinémathèque