Who's That Knocking At My Door

Affiche Who's That Knocking At My Door
Synopsis

Petite frappe du quartier italien de New York, J.R.décide de se poser pour épouser la femme qu'il aime. Il apprend que celle-ci a été violée quelque temps plus tôt et il ne peut en supporter l’idée.

En rapport avec la culpabilité catholique que le réalisateur italo-américain étudiera plus tard, ce film décrit les réactions de JR (Harvey Keitel), confronté à ses principes religieux.

Réalisé il y a plus de quarante ans, “ Who’s that est le seul film de Scorsese totalement autobiographique. Tout, des événements relatés jusqu’aux lieux de tournage, sont ceux que le réalisateur a côtoyé durant sa jeunesse : l’église Saint Patrick, Elisabeth, Mott et Mulberry Street “.

Martin Scorsese, réalisateur

Cinéphile passionné et grand admirateur de la Nouvelle Vague, Martin Scorsese s'est imposé comme l'un des plus grands metteurs en scène de sa génération. Cinéaste visionnaire, il tente, par son art, d'exorciser ses angoisses existentielles et sa culpabilité chrétienne.

Né en 1942, il est profondément marqué par son éducation catholique et se destine même à devenir prêtre. Mais il est rattrapé par son amour du septième art et suit les cours de cinéma de la célèbre New York University. Après plusieurs courts métrages, il signe

Who's That Knocking at My Door

(1969), révélant au passage Harvey Keitel et entamant sa longue collaboration avec la chef-monteuse Thelma Schoonmaker. Il retrouve le même groupe d'antihéros, déchirés entre leur foi chrétienne et leur vie de petites frappes, avec Mean Streets (1973), où se distingue Robert De Niro. Désormais reconnu comme un cinéaste majeur, Scorsese signe

Taxi Driver

trois ans plus tard sur un scénario de Paul Schrader : plongée fascinante dans l'univers mental d'un chauffeur de taxi psychopathe, sorte d'ange exterminateur, le film décroche la Palme d'Or au festival de Cannes. Changeant de registre, le réalisateur dirige De Niro pour la troisième fois dans

New York, New York

(1977), superbe comédie musicale qui rend hommage au Manhattan de l'après-guerre.

En 1980, Scorsese tourne un "biopic" sur le boxeur de légende Jake LaMotta : c'est le choc de

Raging Bull

. Tourné dans un superbe noir et blanc, le film, considéré par beaucoup comme le chef-d'œuvre de la décennie, vaut à De Niro l'Oscar du meilleur acteur. Après

La Valse des pantins

(1983), satire acide sur la célébrité, le metteur en scène aborde un projet qui lui tient à cœur depuis toujours : raconter la vie du Christ. Mais il traverse alors une grave dépression et se voit contraint d'accepter deux œuvres de commande : la comédie déjantée

After Hours

(1985) et

La Couleur de l'argent

(1986), suite tant attendue de

L'Arnaqueur

de Robert Rossen. Grâce au succès de ce dernier, il tourne enfin

La Dernière tentation du Christ

(1988), avec Willem Dafoe dans le rôle-titre. Le film déclenche un tollé dans les milieux catholiques extrémistes, y compris en France. Revenant à la mafia, Scorsese enchaîne avec

Les Affranchis

(1990), également considéré comme l'un des sommets du genre.

Après un détour par l'adaptation littéraire —

Le Temps de l'innocence

(1993) d'après Edith Wharton —, Scorsese plonge de nouveau dans l'univers mafieux avec

Casino

(1995), où Robert De Niro et Sharon Stone trouvent deux de leurs plus beaux rôles. Flamboyante reconstitution de la guerre des gangs à la fin du XIXème siècle,

Gangs of New York

(2002) marque les débuts d'une nouvelle collaboration fructueuse entre le cinéaste et un comédien de génie : Leonardo Di Caprio. Celui-ci incarne ensuite le playboy milliardaire Howard Hughes dans

Aviator

(2004), somptueux biopic en costumes, avant d'enchaîner avec

Les Infiltrés

(2006), remake inspiré du polar hong-kongais Infernal Affairs. Salué par la critique, le film vaut enfin à Scorsese l'Oscar du meilleur réalisateur. On attend avec impatience

Shutter Island

, tiré du roman de Dennis Lehane, toujours avec Leo Di Caprio. Pour être tourmenté, Scorsese n'en est pas moins un homme fidèle…