TRILOGIE ROMERO

Affiche TRILOGIE ROMERO

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TRILOGIE ROMERO

Révélé en 1968 par un film d'horreur à petit budget, La Nuit des morts-vivants, qui bouleversa les règles du genre, George A. Romero est l'auteur d'une œuvre très personnelle, essentielle dans l'histoire du cinéma américain moderne. Avec ses figures de zombies, déclinées dans plusieurs titres tout au long de sa carrière et devenues des silhouettes familières de la pop culture contemporaine, il a énoncé une critique politique radicale de la société américaine, de son goût pour la violence et de son aliénation.

Jean-François Rauger

LA TRILOGIE ROMERO :

 

A propos des films :

- La Nuit des morts-vivants (The Night of the living Dead), 1968, version 2K restaurée et validée par George Romero :

Chaque année, Barbara et Johnny vont fleurir la tombe de leur père. La route est longue, les environs du cimetière déserts. Peu enclin à prier, Johnny se souvient du temps où il était enfant et où il s'amusait à effrayer sa soeur en répétant d'une voix grave : "Ils arrivent pour te chercher, Barbara."
La nuit tombe. Soudain, un homme étrange apparaît. Il s'approche de Barbara puis attaque Johnny, qui tombe et est laissé pour mort. Terrorisée, Barbara s'enfuit et se réfugie dans une maison de campagne. Elle y trouve Ben, ainsi que d'autres fugitifs. La radio leur apprend alors la terrible nouvelle : des morts s'attaquent aux vivants.

Tourné avec un tout petit budget et la participation de comédiens amateurs, ce film aurait pu finir aux oubliettes. Mais George Romero a transformé ces faiblesses en force : les comédiens inconnus et le budget limité apportent au film un très grand réalisme. Certaines scènes sont si impressionnantes que La Nuit des morts-vivants devient LE film qui révolutionne le cinéma d’horreur et l’inventeur d’un nouveau genre : le film de zombies.

« Une impressionnante efficacité narrative. » ,Télérama

« Une date clé dans l’histoire du film d’horreur et dans celle du cinéma américain en général. » ,Les Inrocks

« La nuit des morts-vviants ou l’histoire de l’horreur moderne. Une date. » ,  dvdclassik.com

- Zombie (Dawn of the Dead), 1978, version européenne restaurée 4K supervisée par le chef opérateur Michael Gornick (montage : Dario Argento):

Des morts-vivants assoiffés de sang ont envahi la Terre et se nourrissent de ses habitants. Un groupe de survivants se réfugie dans un centre commercial abandonné. Alors que la vie s'organise à l'intérieur, la situation empire à l'extérieur...

Suite de La Nuit des mors-vivants, Zombie est parfois considéré comme le meilleur film de zombies de l’Histoire du cinéma. La grande trouvaille du film : survivants et morts-vivants s’affrontent à l’intérieur d’un centre commercial. Ce décor original donne lieu à de nombreuses scènes détonantes et magnifiques.

« Romero sait à merveille créer la panique par le détournement des lieux. » Positif

« Sans aucun doute le film de zombies qui les surpasse tous. » Time Out

« Zombie est un ouragan de grotesque. C’est aussi un miroir à fantasmes les plus grossissants et grimaciers que nous ait donnés le grand cinéma d’horreur. » Télérama

- Le Jour des morts-vivants (Day of the Dead), 1985, version restaurée 2K:

Les morts-vivants se sont emparés du monde. Seul un groupe d'humains, composé de militaires et de scientifiques, survit dans un silo à missiles. Deux solutions se présentent : fuir ou tenter de contrôler les zombies...

George Romero conclut en beauté sa célèbre trilogie des morts-vivants avec ce film impressionnant aux effets spéciaux signés Tom Savini particulièrement soignés.

« Day of the Dead est le plus violemment réaliste des films de la tétralogie des morts vivants. Une réponse radicale de Romero à la dérive réactionnaire du cinéma hollywoodien de l’ère Reagan.» dvdclassik.com

« Voilà enfin le troisième volet de la série qui a rendu George A Romero célèbre et apporté au genre une dimension politique et sociale hors norme, chaque film de zombie nous offrant un instantané de la société américaine - et plus globalement de la nôtre - à une époque donnée. » Ecran large

A propos de George Romero :

À travers ses films d'horreur, mettant souvent en scène des morts-vivants, Romero a pu critiquer les discriminations (La Nuit des morts-vivants, Le Territoire des morts), la société de consommation (Zombie) ou encore les phénomènes de médiatisation (Chroniques des morts-vivants).

 

Romero grandit dans la ville de New York où il est né. Il tourne ses premiers films à l'âge de 14 ans et connaît d'ailleurs quelques déboires avec la police après la chute depuis une fenêtre d'un mannequin en feu. Il s'inscrit à l'université Carnegie-Mellon de Pittsburgh.

Après son diplôme, il commence à tourner, principalement des courts métrages et des publicités. À la fin des années 1960, il fonde avec des amis la société Image Ten Productions. Ils regroupent 114 000 $, dont 60 000 de leurs poches, pour produire en 1968 La Nuit des morts-vivants. Écrit en collaboration avec John A. Russo, le film deviendra culte les années suivantes et rapportera entre quatre et cinq millions de dollars.

 

 

Scène de La Nuit des morts-vivants.

 

Ses films suivants sont moins populaires : There's Always Vanilla (1971), La Nuit des fous vivants (1973), Season of the Witch (1973) et Martin (1976). Bien que n'étant pas aussi acclamés que La Nuit des morts-vivants ou d'autres de ses films plus récents, ceux-ci portent sa marque : un commentaire social généralement sur fond de terreur. Comme la plupart de ses films, ceux-ci furent tournés dans sa ville favorite, Pittsburgh, ou dans ses environs.

En 1978, Romero revient au film de zombies avec Dawn of the Dead. Sorti sous ce titre aux États-Unis, il est remonté par Dario Argento et sorti sous le titre Zombie en Europe. Tourné avec un budget de 1,5 million de dollars, le film en rapporte 40 et Entertainment Weekly le choisit pour sa liste des plus grands films culte en 2003.

À la fin des années 1970, Romero est pressenti pour réaliser Les Vampires de Salem, d'après le roman de Stephen King. Il finit par abandonner le projet quand celui-ci passe du statut de film à celui de mini-série, mais sympathise à cette occasion avec l'écrivain. Les deux hommes bâtissent ensemble le projet du film à sketches Creepshow (1982), qui connaît un certain succès. Par la suite, Romero passe un an à travailler sur l'adaptation de Simetierre (1989) mais quitte le film quand les producteurs décident d'en modifier la fin. Il réalise ensuite une autre adaptation d'un roman de King, La Part des ténèbres (1992), mais le film est un échec.

Parallèlement, Romero continue sa saga des zombies avec Le Jour des morts-vivants (Day of the Dead) en 1985, Le Territoire des morts (Land of the Dead) en 2005, Chroniques des morts-vivants (Diary of the Dead) en 2008 et Survival of the Dead en 2010.

Il entreprend ensuite de mettre en scène un remake de l'un des meilleurs films de son ami Dario Argento, Les Frissons de l'angoisse. Prévu en 3D, le film n'est finalement pas tourné à cause du mécontentement d'Argento.

Romero est pressenti pour écrire et réaliser le film Resident Evil, mais il quitte le projet en 1999 à la suite de divergences artistiques avec la production car Capcom a refusé le scénario de Romero. Le script est néanmoins disponible sur le net, on constate que le film reprenait le scénario des deux premiers jeux Resident Evil. En effet, Romero avait demandé à un de ses assistants de jouer aux deux premiers Resident Evil et d'enregistrer ses parties sur cassette pour qu'il puisse écrire le scénario. Néanmoins, Romero a réalisé deux spots télévisés pour la télévision japonaise pour la publicité de Resident Evil 2.

Du 11 au 18 septembre 2011, George A. Romero préside le festival européen du film fantastique de Strasbourg.

En 2014, il fait paraître directement en bande dessinée le nouvel opus de sa saga zombiesque. Paru à un rythme régulier depuis janvier 2014 aux États-Unis, Empire of the Dead se déroule à New York et met en scène pour la première fois dans la saga des vampires en plus des zombies.

George A. Romero meurt dans son sommeil le 16 juillet 2017 à Toronto, à l'âge de 77 ans.